J’ai testé : La bistronomie version Frou Frou

Nicolas 28 ans et sa soeur Camille 25 ans ont ouvert leur premier restaurant d’une cinquantaine de couverts dans le 6ème arrondissement de Paris. Un objectif qu’ils souhaitaient concrétiser depuis l’enfance.

Elle, a fait ses armes au pavillon Ledoyen de Christian Le Squer, chez Ducasse et au Plaza Athénée aux côtés de Romain Meder. Lui, est l’ex-propriétaire d’une agence immobilière.

Aujourd’hui, ils combinent leurs talents culinaires et commerciaux pour faire de Frou Frou un endroit hors du commun. Située face à la Seine, dans un quartier artistique, leur adresse fait rêver.

Dans le cadre de mon travail de rédactrice pour le magazine Divas j’ai interviewé ce jeune binôme ambitieux après un repas qui était délicieux ! Coup de coeur pour le plat de choux fleurs torréfiées et ses pétales de cabillaud ! 

 

Comment  vous est venue l’idée de vous associer ? 

Camille : C’était comme une évidence ! Ce projet nous tenait à coeur depuis des années. J’ai toujours rêvé de devenir le chef de ma propre cuisine et mon frère a hérité du bon sens relationnel de nos parents commerciaux.

Nicolas : L’immobilier est un secteur très limité. J’ai naturellement eu l’envie de rejoindre ma soeur dans son domaine qui est plus dynamique et doté de challenges plus intéressants. Désormais, je peux davantage exprimer ma créativité.

Expliquez-nous le nom original de votre établissement ?

Nicolas : Frou Frou c’est un clin d’oeil à notre mère qui adore le Paris des années 20 symbolisé par le French Cancan. On voulait vraiment quelque chose de léger et rigolo avec une touche féminine.

Quelles sont les caractéristiques de la cuisine bistronomique  que vous proposez ? 

Camille : Je revisite à ma façon de grands classiques de la cuisine française. Je mise tout sur le goût, sans trop de chichis autour. Je n’accorde aucune place au superflu. On réunit tout le monde à la même table. Le végétarien comme le carnivore peuvent trouver leur bonheur.

Nicolas : Des plats qui paraissent simples mais qui demandent une vraie valeur ajoutée de chef.

Où puisez-vous votre inspiration pour élaborer vos menus ? 

Camille : L’endroit qui m’inspire le plus c’est le marché ! Je me fais plaisir durant les courses et j’improvise derrière les fourneaux. Internet m’est aussi très utile pour découvrir à travers des reportages les dernières réalisations et tendances culinaires de chefs américains, japonais et, bien sûr, français.

Que pensez-vous du boom des émissions culinaires à la télévision ? 

Camille : Je regarde de temps en temps Top chef. Il y a de belles assiettes réalisées par les candidats, c’est sympa à regarder. En revanche, j’ai du mal à visionner les émissions comme Master chef et Le meilleur pâtissier qui proposent des compétitions entre amateurs. Elles rendent notre métier moins crédible et donnent l’impression qu’il est accessible à tous alors que ce n’est pas si facile… C’est une petite mode qui passera avec le temps.

La carte que vous proposez est intéressante. De quel plat êtes-vous la plus fière ? 

Camille : Mon riz snacké ! Je voulais faire quelque chose de spécial avec cet aliment et mon pari est réussi.  Je n’ai que des bons retours. Il faut savoir que l’offre est régulièrement mise à jour. Tous nos produits sont frais, donc on s’adapte selon les disponibilités des fournisseurs.

Si vous étiez une pâtisserie ? 

Camille : Ma tarte citron gingembre qui est acide et douce à la fois comme ma personnalité, brute de décoffrage au premier abord mais au final je suis une personne gentille. Et concernant la douceur, si je peux aider les autres c’est avec plaisir.

Quelles ont été vos inspirations pour la décoration ? 

Nicolas : C’est un mix de différentes envies. On a installé des chaises d’écoliers et du mobilier cosy pour une atmosphère décalée dans l’esprit « Brooklyn ».  L’effet old school était recherché. Dans un avenir proche, le restaurant pourrait se transformer en espace lounge en fin de soirée.

 Quels sont vos conseils pour les jeunes qui veulent se lancer dans la restauration ? 

Camille : Travailler, ne pas compter ses heures, apprendre de chaque expérience même la plus petite, même la plus mauvaise ! Et compter sur la famille, un soutien de poids non négligeable !

Nicolas : Se préparer physiquement et mentalement avant le début du projet. Dès le départ, soyez organisés et maitrisez votre concept afin de le transmettre aux employés. En étant brouillon vous n’y arriverez jamais.

Où vous voyez-vous dans 10 ans? 

Camille : Etre à la tête d’une dizaine de restaurants ! Dont un établissement plus gastronomique. Le plus grand des plaisirs serait de prendre mon temps pour concocter des plats raffinés.

Nicolas : Posséder trois restaurants de plus et lancer de nouveaux concepts culinaires notamment autour de la cuisine sur le pouce.

 

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